À PROPOS

INCLINATIONS NATURELLES

« DU PLUS LOIN QU'IL M'EN SOUVIENNE… »

(Ma plus belle histoire d'amour, Barbara)

À grandir entourée d'êtres qui font mille et une choses de leurs mains, à voir naître sous les doigts habiles de mes grands-mères, de mon père, et de ma mère, vêtements, jouets, meubles, dessins, tableaux…, j'ai toujours eu envie de faire, moi aussi.

Collage, tricot, broderie, couture, calligraphie, dessin, linogravure, cyanotype…, pas de technique de prédilection, mais des va-et-vient, des abandons, des persévérances, selon l'âge, les périodes de la vie, le plaisir que j'y prenais, mes aptitudes aussi.

Mais toujours, ce besoin d'expression créative, cette curiosité des savoir-faire, et cette envie de pratiquer, constatant que ce temps-là, celui où mon âme sensible et mes mains se réunissaient dans l'action, était un temps de profond bien-être, un temps où je me (re)trouvais.

 

Dès mon plus jeune âge aussi, un état d'esprit perméable à tout ce qui m'entoure. Une sensibilité aux formes, aux matières, aux couleurs, et à leur combinaison.

Très tôt, accompagnant ma mère et une de mes grands-mères, la fréquentation régulière de ces lieux qui revêtaient dans mes yeux d'enfant le caractère magique des cavernes aux trésors des contes, les brocantes.

Pas étonnant donc que chiner soit devenu une de mes activités favorites. Le jeu de la quête, la recherche de la beauté, de l'insolite, de la rareté, le sentiment jubilatoire que procure la trouvaille…, mais aussi la restauration, le détournement, un penchant pour la collection.

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CET OBSCUR DÉSIR DE L'OBJET

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? »

(Alphonse de Lamartine)

Très jeune, j'ai ressenti un vif attachement et une curiosité pour les objets. Qu'ils soient du quotidien, usuels ou décoratifs, artistiques, les objets qui peuplent notre maison comptent pour moi. Ils sont des compagnons de vie que j'ai choisis, pour lesquels j'ai trouvé une place, dont je prends soin. Certains sont dépositaires de nostalgie, d'autres sont des invitations au voyage, il y a les objets grigris investis d'un pouvoir, ceux qui sont insignifiants aux yeux des autres mais symboliques pour moi… Tous parlent de nous, me rassurent, me réconfortent, m'apportent un équilibre au monde. Héritages, cadeaux, trouvailles, souvenirs de voyages : ils sont porteurs d'une histoire, dans laquelle s'inscrit la nôtre. Véhicules de mémoire, passeurs de savoir-faire, témoins : ils sont ce qui subsiste d'un temps passé, que nous investissons de nos personnalités et que nous transmettons.

J'aime les objets pour ce qu'ils racontent et ce qu'on peut encore y inscrire.

 

Ce rapport à l'objet fait aussi sens dans mon activité professionnelle. Je souhaite fabriquer des objets durables, avec des savoir-faire ancestraux que j'interprète, qui pourront vous accompagner et être transmis.

C'est aussi avec ce goût des objets que je déniche ceux que j'utilise pour la décoration de vos événements.

« Tout objet aimé est le centre d'un paradis. »

(Novalis)

DÉCOUVERTE D'UN SAVOIR-FAIRE

« LA NUIT, LE JOUR, SUR LA CAMPAGNE

ME DONNERAIENT ENVIE DE N'PLUS CHANGER MA VIE»

(La Vie de cocagne, Serge Rezvani)

Juin 2010, je m'installe avec mon compagnon dans la campagne normande et nous passons plusieurs années à rénover une maison, notre maison. La réalisation d'un rêve. Ce qui est en jeu pour nous, ce n'est pas seulement des travaux, mais la volonté de créer un art de vivre, un lieu chaleureux et accueillant où nous pourrions garder vivante la mémoire des êtres chers qui nous ont précédés et écrire notre histoire au présent.

Cette maison, c'est l'occasion pour moi de mettre en œuvre mes appétences pour la décoration.

Et, alors que je cherche des rideaux sur-mesure qui réchauffent l'atmosphère de la pièce tout en n'occultant ni la lumière ni la vue sur le jardin, dans l'esprit de ceux que l'on peut voir aux fenêtres de certaines îles bretonnes ou des régions flamandes et néerlandaises, le retour en vogue du macramé s'affiche dans les boutiques et sur les pages des magazines. J'aime ces réalisations en matière naturelle, qui se marient aussi bien avec une décoration épurée, brute, qu'avec des styles bohème, ethnique ou champêtre. Je m'intéresse à la technique. Je m'y essaie. Des rideaux, une assise de tabouret, un moucharabieh… Très vite, la pratique du macramé devient addictive.

Le contact direct entre la main et la matière, l'état propice à la méditation dans lequel l'activité me plonge, la possibilité d'être dans l'instant et de se laisser guider par son instinct, l'infinie variété des créations réalisables même en n'utilisant que peu de nœuds, les associations imaginables (avec des objets chinés, des fleurs…) : tout concourt à me captiver et à faire émerger une passion. Les idées s'amoncellent, les projets naissent, le plaisir croît.

J'ai appris seule, et continue d'apprendre chaque jour, en faisant, en défaisant, en m'inspirant de classiques du genre, en cherchant à répondre à un projet précis, en suivant l'inspiration de l'instant.

CRÉATION DE MA.NO

« VINT UN TEMPS OÙ LE RISQUE DE RESTER À L'ÉTROIT DANS UN BOURGEON ÉTAIT PLUS DOULOUREUX

QUE LE RISQUE D'ÉCLORE»

(Anaïs Nin)

En juin 2020, MA.NO naît :

• d'une réflexion : sur l'orientation professionnelle que je souhaitais prendre qui soit en accord avec mes valeurs et le mode de vie auquel j'aspirais,

• d'un constat : d'artiste ou d'artisan, l'atelier est l'endroit où je me sens à ma place,

• d'une volonté : celle de réunir mes passions et les partager avec d'autres,

• d'un sentiment : celui qu'était venu le temps d'oser pour ne pas regretter et de faire fi de ce complexe de légitimité relatif à ma formation autodidacte,

• d'un encouragement : celui de mes proches.

Décision est prise de m'autoriser à mettre au jour mes cordes sensibles, à professionnaliser le travail de mes mains.

Cette entreprise, c'est l'histoire des liens entre qui je suis et ce que je fais, entre mon identité et ma main.

Comme une évidence alors, le nom de MA.NO : mes initiales, et la main.

 

MA.NO, une histoire de liens

entre les êtres et les générations

entre les âges passé, présent et futur

entre les fils de coton, laine, lin…

entre qui je suis et ce que je fais

entre les lieux et les gens

entre les passions de fabriquer, chiner et créer des univers

« IMPOSE TA CHANCE, SERRE TON BONHEUR

ET VA VERS TON RISQUE. À TE REGARDER,

ILS S'HABITUERONT.»

(Rougeur des matinaux, René Char)

DÉMARCHE

« C'EST PAR LE BIEN-FAIRE QUE SE CRÉE LE BIEN-ÊTRE»

(Proverbe chinois)

Partager

Autodidacte et en perpétuel apprentissage, j'ai à cœur de perpétuer des savoir-faire ancestraux, en me les appropriant, et en les partageant.

 

Chercher l'harmonie

Faire du macramé, qu'est-ce sinon créer des liens en recherchant une harmonie ?

C'est ce qui anime tous les pans de mon activité, au sens propre comme au sens figuré, que ce soit pour la création de macramés, de broderies, ou pour la décoration d'intérieur, et d'événement.

Je réalise des pièces pour apporter de la beauté, pour envelopper vos intérieurs de douceur, pour faire entrer l'ailleurs dans l'intimité, pour joindre l'utile à la rêverie et à la poésie.

 

Inviter à consommer autrement

Mes créations sont réalisées entièrement à la main, et je m'efforce de réduire au mieux l'impact de l'activité sur l'environnement.

Proposer des pièces uniques, irrégulières, qui ont demandé du temps et de l'attention, c'est inviter à consommer autrement, à prendre le temps et à en être heureux.